Archives pour la catégorie Reflexions

Problème d’affichage des catégories / RESOLU

bonjour,

je gère un problème d’affichage du nombre d’article par catégories (par défaut 10) mais si j’ai 11 messages dans la catégorie le 11ème n’apparaitra pas, je n’arrive pas à ajouter un nombre de page à consulter si le nombre de recette dépasse 10.

J’y travaille…

du coup je mets à jour la « liste des recettes » pour que toutes soient accessibles

Edit : C’est résolu ! (merci Doudou)

Quelques mots sur les laits végétaux avant quelques recettes

Lait végétal de céréales
Lait végétal de riz
Lait végétal d’autres céréales

Lait végétal d’oléagineux et de fruits à coques
Lait d’Amandes
Lait de noix de cajou

Les “Laits” végétaux sont cuits s’ils sont à base de céréales et plutôt ambrés, et les laits d’oléagineux sont d’un blanc immaculé et de préférence crus. 12 à 18h de trempage pour les oléagineux réveilleront leur pré-germination et lancera la production d’enzymes de protéines, ils seront moins caloriques (moitié moins caloriques aux 100g que les mêmes amandes noisettes et autres noix de Cajou non trempées). Ils seront aussi alors une bonne source de fer de magnésium et même d’acide folate sans lesquels le fer ne pourrait être assimilé et fixé par le corps.

Les laits sont parfois sucrés, on peut diminuer un peu la proportion de sucre et plus le sucre sera brut (non raffiné) meilleur il sera pour la santé, et riche en sels minéraux et oligo-éléments comme le magnésium, le phosphore, le fer, le fluor le cuivre le manganèse et le zinc. Le sucre blanc (de betterave ou de canne) ne contient plus que 7% du fer que le sucre complet peut contenir et plus aucun autre oligo-élément ou sel minéral.

ATTENTION au riz basmati marque Leclerc il s’agit d’un riz hybridé blé-riz  et comme la législation des étiquetage alimentaires n’est pas assez précise en France rien n’oblige Leclerc à le préciser … tout comme les « amidons » …) (alerte lue sur internet en 2009)

Personnellement, j’utilise un soymilk maker, il en existe beaucoup, et les prix varient.

J’ai choisi un modèle qui permet de faire des laits d’oléagineuses sans les cuire donc à cru, et des laits de céréales, donc cuites, y comprisdu lait de sojà à partir de graines non trempées. Je ne recommande pas l’usage du lait de sojà en substitut du lait de vache, le sojà est un œstrogène-like ce qui veut dire qu’il influe sur les glandes hormonales, et tend à féminiser l’individu.

Le modèle que j’ai acheté est un modèle de hong kong, acheté sur ebay, c’est un « midea ». j’ai dû acheter une prise internationale pour le faire fonctionner dans ma cuisine, sur du 220V, vérifiez bien la connectique avant d’acheter et surtout les tensions de courants alternatif, et 220V. Autant il est facile d’ajouter une prise internationale, autant vous ne pourrez faire marcher une machine qui consomme du continu 110V.

j’ai choisi ce modèle en particulier parce qu’il était moins cher que ceux qu’on peut trouver en france ou en europe.

J’attire l’attention sur le fait que les laits végétaux de céréales ou d’oléagineux ne PEUVENT pas remplacer (en tout cas pas sans avis médical, et de toute façon pas avant 1an) du lait humain (qui devrait être la norme pour le petit de l’homme) ou des  préparations pour nourrisson, ou s’il est toléré du lait de vache-chèvre-brebis-jument … Lait de mammifère donc.

Les laits de mammifères contiennent des enzymes nécessaires au bon fonctionnement du cerveau. Tout dépend de la diversification de l’enfant, si d’autres protéines animales sont présente ou non dans son alimentation.

Quelques réflexions

Allergie et mal-tolérance ?

Il existe 2 types de phénomènes, il y a les réactions allergiques et les mal-tolérances, l’une n’est pas moins grave que l’autre, il s’agit de 2 réactions différentes du système immunitaire.

L’allergie peut se manifester par des éruptions cutanées, des réactions respiratoires, des vomissements, un œdème de Quincke, un choc anaphylactique.
L’allergologie est encore une science jeune et les spécialistes ne sont pas tous d’accord.
Pour certains des fenêtres de réactions sensibles s’échelonneraient jusqu’aux 4-5 ans de l’enfant, un enfant en bas âge (moins d’un an) allergique au Lait de vache (et donc potentiellement chèvre brebis et croisé avec sojà) serait moins sensible voire plus allergique après réintroduction passé 1 an (certains disent 18 mois-2ans)
Lorsqu’un enfant est allergique à un aliment, il convient d’écarter non seulement l’aliment, mais la famille de l’aliment et parfois une autre famille d’aliment qui par sensibilisation immunitaire pourrait provoquer une réaction allergique (fraise-pénicilline-latex-avocat) (kiwi-aspirine) (noix-pistache-avocat-latex)

LA NOIX DE COCO n’est pas un allergène de la famille de la noix, elle présente peu de réaction allergique voire même moins que la banane qui entre dans les classifications des allergènes depuis peu.

LES FRUITS ROUGES ne sont pas tous à mettre dans le même panier …
« La myrtille n’est pas une baie fréquemment impliquée dans les réactions d’allergie alimentaire. La myrtille est sous surveillance par les allergologistes mais sans succès à ce jour »
« Framboise pomme abricot cerise fraise pêche brugnon  nectarine poire prune et amande font partie de la famille des rosacées. Une personne sensible à l’un de ces fruits à 55% de probabilité d’avoir une réaction à un autre fruit de la même famille.  Le risque de réagir à lus de 3 fruits est inférieure à 10% » 1

La mal-tolérance provoque des troubles digestifs et parfois du comportement. Cela peut aller de la diarrhée chronique, un RGO, constipation chronique, flatulences, l’hyperactivité, maux de tête, troubles de la fertilité, pathologies du foie … ce dérèglement entraîne la plupart du temps une modification de l’absorption des nutriments, entraînant des anémies diverses.
Un enfant ayant des difficultés à digérer ou ayant eu beaucoup de colique aura beaucoup de mal à digérer les fruits et légumes crus.
La mal-tolérance est ‘un autre type de dérèglement du système immunitaire. Certaines mal-tolérances sont le résultat d’intestin fragile ou sensible, d’autres sont des maladies auto-immunes comme la maladie cœliaque (mal-tolérance au gluten ― blé orge avoine et tout ce qui pousse sur des bases contenant du gluten comme la levure, les extraits de levure, le malt d’orge ou d’avoine…)
Comme toutes les maladies auto-immunes la maladie cœliaque facilite l’émergence de pathologies graves telles que diabète insulinodépendant, cancers de l’appareil digestifs et ou  du foie, troubles psychologiques et du comportement, dépression, trouble de la fertilité, endométriose, maladie chroniques de l’intestin, entérocolites chroniques, maladie de Chrohn sans parler des complications plus fréquentes lors d’affection bénigne. (Syndrome de Guilain-Barré, et difficulté à trouver des médicaments adaptés exempts de gluten)
Au jour d’aujourd’hui la seule réponse à cette maladie est l’éviction totale et à vie des produits contenant du gluten. Aucun remède ou médicament ou désensibilisation n’est possible.
la seule « thérapie » est donc une diétothérapie par éviction totale, et là il vaut mieux s’armer le loupe pour lire les étiquettes des produits usinés allant de la simple frite surgelé (oui oui il y a du blé dans les frites surgelées) à la pâte à tartiner (pas toutes, certes)
La mention « amidon » n’est pas assez explicite car il peut s’agir de blé, mais riz pomme de terre ou tapioca (pour ne citer que ceux là)
Tout ce qui est « extrait de levure » est à bannir car les levures sont souvent poussées sur du blé, ou des céréales contenant du gluten, attention aux bonbons certains contiennent du mal d’orge ou de l’amidon (idem pour les chocolats et les produits allégés, même le beurre !) et le sucre glace, qui contient de l’amidon comme antiagglomérant… ne jamais hésiter à appeler un service de consommateur en demandant le service « Qualité » pour avoir plus d’information.

La maladie cœliaque touche 3 à 5%% de la population française mais seule 1% de la population est diagnostiquée cœliaque… Faute d’information sur le sujet on ne pense pas à se faire dépister, ou le cortège des symptômes étant trop vaste et multiple un médecin traitant même compétent n’envisagera pas cette maladie, au profit d’une médication visant à supprimer quelques symptômes.

Mal-tolérance ou allergie les spécialistes en revanche tombent d’accord lorsqu’il s’agit de prévention et recommandent un allaitement à la demande de l’enfant jusqu’à ses 1 ans et que le lait de sa mère soit l’aliment principal de son bol alimentaire, la diversification devrait s’opérer aux environs de la première moitié de vie de l’enfant lorsque celui ci montre une envie manifeste et ne repousse plus la cuillère avec la langue. La diversification doit apporter en plus du lait (et non remplacer) d’autres aliments et textures qui peuvent être une portion de ce que tout le monde mange  mouliné à la texture à laquelle l’enfant l’accepte. Le lait avant les solides et non l’inverse, ajouter et non remplacer. L’allaitement exclusif de l’enfant (sans le diversifier) peut se poursuivre sans danger pour sa santé jusqu’à ses 9 mois, et par la suite sans soucis avec un suivi médical rigoureux2. L’allaitement pourra se poursuivre jusqu’à son sevrage naturel (qui intervient en moyenne entre 2 et 4 ans) d’ailleurs le lait de suite si l’allaitement n’a pas été un choix ou mal soutenu et peu encouragé, ou n’a pas pû se poursuivre est recommandé jusque l’âge moyen du sevrage naturel.

L’idée donc lorsque l’on accueille un enfant allergique ou mal-tolérant ou sensible est soit de lire toutes les étiquettes (ce qui est fastidieux, et conserver chez soi des espaces « avec ou sans » est parfois difficile; soit de tout faire soi-même « from scratch », ce que je trouve plus facile et moins cher.

En aucun cas un régime végétarien est adapté à un enfant qui a besoin de protéines animales pour fixer une enzyme qui aide à la construction de son cerveau. (sauf prescription médicale)
Les « laits » végétaux (boissons végétales serait plus juste) ne sont absolument pas adaptés aux nourrissons et aux enfants de moins d’un an et même au delà sans avis médical, et une alimentation pauvre en protéines animale.

Les lois sur les étiquetages ne sont pas suffisamment précises en France pour les allergiques et les mal-tolérants, les entreprises n’ont pas obligation de préciser s’il s’agit d’OGM pour des produits transformés, ou qui ne sont pas 100% OGM. Le sojà en Europe sauf mention contraire est à 99,9% du sojà OGM y compris dans les hydrolats, préparation des biberons pour nourrisson.
L’amidon peut rester « amidon » sans autre précision si l’entreprise qui usine le produit n’a pas envie de préciser quel(s) type(s) d’amidon elle utilise.

Attention à la « sauce de sojà » qui contient souvent du blé et / ou de la levure. (sauf garantie spécifique, exemple marque LIMA)

LE POISSON POURQUOI ? COMMENT ? :

Au canada l’introduction du poisson chez un enfant présentant un historique d’allergie est de 3 ans. En France l’introduction du poisson est rarement accompagné de mise en garde et pourtant le poisson accumule les allergènes qu’il soit marin (où il accumule de l’iode et de mercure) ou d’eau douce où il est saturé de pesticides et de produits chimiques … le poisson oui mais comment et pourquoi ? L’anses (3) a fait un dossier complet sur la question, et surtout comment choisir les espèces en fonction de sa situation, enceinte, moins de 3 ans, allergique ou pas …



Quels poissons manger, éviter ? Et en quelle quantité ?
Baudroies ou lottes, loup de l’Atlantique, bonite, anguille et civelle, empereur, hoplostète orange ou hoplostète de Méditerranée, grenadier , flétan de l’Atlantique, cardine, mulet, brochet, palomète, capelan de Méditerranée, pailona commun, raies, grande sébaste, voilier de l’Atlantique, sabre argent et sabre noir , dorade, pageot, escolier noir ou stromaté, rouvet, escolier serpent, esturgeon, thon (règlement (CE) n° 1881/2006)- Supprimer la consommation de requins, lamproies, espadons, marlins et sikis en raison de leur teneur potentiellement élevée en méthylmercure (4).

Pour consommer en toute sécurité du poisson cru fumé ou saumuré, on peut le placer au congélateur pendant un minimum de 7 jours afin de détruire toute forme de parasite qui est détruit lorsque le poisson est cuit. Et si vous souhaitez consommer votre poisson cuit, il est recommandé de le faire cuire à cœur (55°C) et de le consommer dans les 48h suivant son achat. (5)

J’édite (27/05/11) pour ajouter un article fort intéressant quoi qu’un peu technique : Effets des mécanismes digestifs et du microbiote intestinal sur l’allergénicité des aliments .

 

SOURCES :

1. Je cite Véronique Olivier et le Dr Philippe AURIOL du livre  Mes petits plats pour bébés allergiques aux édition Solar ISBN : 9 78-2-263-04307-9
2. Voir les recommandations de l’OMS, et du PNNS (prévention des allergies) disponibles en lien dans la section « source »
3. Afssa : L’Agence nationale de sécurité sanitaire est remplacée par l’ANSES Agence Nationale de Sécurité , pour les adresses des documents voir en fin de recueil et pour ce tableau en particulier voir p11du document en lien  http://www.afssa.fr/PNBC01.htm
4. Source ANSES
5. Recommandations de l’ANSES